
Comment se démarquer .... et prendre l'avantage
Vous démarrez votre activité. Il vous faut des clients pour faire vivre votre entreprise. C’est une évidence. Seulement, ces clients, vous ne les connaissez pas, du moins pas encore. Mais, ça, ce n’est pas le plus grave…
Le plus grave, c’est qu’eux n’ont jamais entendu parler de vous. Alors, vous êtes résolu à vous faire connaitre. C’est une question de survie. Il faut qu’un jour prochain on vienne vous chercher, et qu’on vous sollicite pour votre savoir-faire. Communiquer n’est pas un luxe, c’est une nécessité.
Mais vous êtes quelqu’un d’avisé et, bien sûr, vous avez fait le tour des documentations que vos concurrents laissent par-ci par- là … De même, un petit coup d’œil sur leurs sites web s’impose à l’entrepreneur méthodique que vous êtes. Il faut savoir à qui vous aurez à faire, à qui vous serez inévitablement confronté dans un monde concurrentiel …
Vous avez épluché scrupuleusement la communication de vos confrères. Et vous vous êtes dit que vous pourriez faire aussi bien qu’eux, si seulement …
Si seulement, vous en aviez les moyens …Eh oui ! La différence entre vous et eux, c’est que vos concurrents sont déjà bien implantés. Leur réseau, leur clientèle, même leurs partenaires économiques comme les fournisseurs et autres prestataires, tout ce petit monde-là, ils le maitrisent bien. C’est leur réussite qui a fondé leur notoriété. L’image que véhicule leur communication reflète leur expérience, mais aussi la satisfaction implicite de leurs clients, tout comme une certaine fiabilité à l’épreuve du temps…
Et vous pouvez toujours scruter ce que disent vos concurrents. Dans bien des cas, leurs moyens, leurs expertises ne sont pas tout à fait les vôtres. Mais bizarrement, c’est peut-être là qu’est la clé de votre réussite …
Dans les années 90, il était d’usage de « calibrer » son offre de services en s’inspirant des pratiques de ses concurrents. Cette méthode que l’on appelle Benchmarking a été largement utilisée, y compris dans la communication. On observait attentivement les stratégies des grandes entreprises qui réussissaient le mieux dans leur secteur d’activité. On théorisait ensuite leurs techniques, leurs approches et leurs méthodes de travail pour se les appliquer à soi-même.
Le résultat de tout ça, c’est que même la communication, qui était jusque-là un domaine éminemment créatif, a fini par se standardiser. Ce phénomène eut, d’abord, beaucoup succès auprès des très grandes entreprises. Progressivement, il se déclina dans toutes les activités, grandes et petites, pour se généraliser. La question était alors de savoir si un exemple (parmi tant d’autres) était valable pour tous. Cela donna lieu à d’interminables débats pour déterminer ce qu’on appelait dans le jargon du marketing, un « bon benchmark »…
En communication, le copié-collé a longtemps été la règle, jusqu’au jour où il y eut un tournant historique …
C’est la révolution numérique qui bouscula tout. C’en fut alors fini de reproduire ce que faisaient ses concurrents. L’originalité fit alors son grand retour et devint le maitre-mot des communicants. De nos jours, à l’heure digitale, le benchmarking n’est plus autre chose que de la veille stratégique : cela sert surtout à identifier le « positionnement » de ses concurrents. Ce n’est plus une incitation à faire la même chose qu’eux.
D’ailleurs, copier ses concurrents est impossible dans bien des cas. Comme lorsque vous démarrez votre activité, par exemple : il y a très peu de chances que vous ayez les mêmes moyens que vos compétiteurs. Ceux-ci sont en place depuis longtemps : ils sont bien armés, ils ont pu se constituer des ressources que vous n’avez pas. Mais ce qui compte, c’est de savoir si la possession de ces ressources a vraiment de l’importance pour vos clients. Ce n’est pas toujours le cas, fort heureusement...
Le plus souvent vous réaliserez que vous n’avez pas d’autres choix que de revendiquer votre différence. Car, pour le reste, vous ne pourrez pas compter sur les moyens qui vous font défaut. Alors, le mieux, c’est de jouer la carte de l’originalité, l’atout de vos spécificités, sans rentrer dans une « course à l’armement » avec vos concurrents qui finirait par vous épuiser…
Mais faire preuve d’originalité ne suffit pas. Encore faut-il recourir aux bons supports de communication et ne pas commettre certaines erreurs : si votre budget est contraint, laissez tomber ce que l’on appelle le « print ». Optez plutôt pour des formats économiques, peu encombrants, facilement adressables et touchant l’audience la plus large. Quoi de mieux que le web pour cela ?
Misez sur le digital, car on ne communique plus comme avant ! Pourquoi le digital a tout changé…
C’est une réalité que l’on admet facilement sur un plan général, mais que l’on a plus de mal à appliquer à son propre business. Le numérique est une révolution qui a démocratisé l’information ; comprenez par-là qu’elle a rendu universellement accessibles les outils de communication. Il y a encore une décennie à peine, seuls quelques grandes sociétés, triées sur le volet, pouvaient se permettre de parler d’elles. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Prenez l’exemple des youtubeurs, ils ont tout pulvérisé sur leur passage. Ils sont la preuve que la notoriété, voire la célébrité, sans parler du succès commercial, ne sont plus une question de moyens. Aujourd’hui, on peut être connu et reconnu par son public en se filmant dans sa chambre ou dans son salon….
Les youtubeurs sont un phénomène de société. Et comme tout phénomène de société, il faut en prendre acte : les outils digitaux sont désormais à la portée de tous. Ils ont fait apparaitre des acteurs économiques d’un genre nouveau. De nos jours, tout le monde peut faire son auto-promotion, il s’agit simplement de le vouloir.
Et gardons-nous de formuler des jugements hâtifs sur le succès des youtubeurs. Soyons objectifs : s’ils ont su se faire connaitre, c’est qu’ils sont restés eux-mêmes avant tout. Ils ont ainsi naturellement trouvé un public qui s’est reconnu en eux. Ce n’était pas une évidence au départ…Il n’y a donc rien à mettre sur le compte des moyens ; encore une fois, ils n’en avaient pas, ou alors très peu, en tout cas rien de comparable à ceux dont disposaient des acteurs économiques bien installés…
Mais mieux que de promouvoir leur image, ils ont su produire des business models inédits, des services originaux, des produits qu’eux-seuls étaient capables de vendre. Ils ont mis leur imagination aux commandes de leur intuition. Ils sont devenus, pour certains d’entre eux, des entrepreneurs incroyablement productifs. Leur importance commence à interpeller les services fiscaux, c’est dire …
C’est dire que le digital a tout changé. C’est dire que les outils numériques constituent un énorme levier de notoriété …et de business ! Mais au cœur de ces outils, il y a le contenu. Que celui-ci soit rédactionnel ou vidéo, ce n’est pas l’essentiel. Cela commence à revêtir de l’importance lorsque l’on considère sa cible. Est-elle professionnelle ou non ? A-t-elle des attentes sectorielles, se réduit-elle à ce que l’on appelle un segment ? La vidéo, pourrait alors être le meilleur moyen de la toucher, … ou pas. Car, il y a aussi votre produit, votre service, votre expertise …Ce qui compte vraiment c’est le couple « produit-cible » ; celui-ci sera en effet déterminant pour votre communication….
Que vous soyez « branché » vidéo, ou qu’objectivement le tandem « produit-cible » soit particulièrement adapté à ce format, vous aurez néanmoins, un jour ou l’autre, à rédiger du contenu…
Ce n’est pas l’un ou l’autre, et même assez rarement l’un plutôt que l’autre, en réalité. La vidéo ne se substitue pas au rédactionnel, et l’inverse non plus. Il y a peu de chances que vous ayez à choisir ; il vous faudra probablement mener les deux de front.
Si la vidéo a l’énorme avantage de l’immédiateté, le contenu rédactionnel, quant à lui, fait réagir les moteurs de recherche : c’est lui qui conditionne le référencement. Et c’est aussi lui qui permet à votre public de savoir rapidement ce que vous proposez, ce qui fait la qualité de vos services …
Par exemple, vous ne projetez pas d’être « influenceur lifestyle », vous ne bénéficierez donc d’aucuns « placements de produits » : ne cassez pas votre tire-lire pour un projet vidéo, il y des moyens plus rapides et plus économiques pour promouvoir votre notoriété …
« Soyez-votre propre média, disait un marketeur célèbre ! » Car en effet, c’est là que tout commence. Racontez-votre histoire, décrivez votre personnalité, parlez de votre métier et de l’importance que celui-ci peut avoir pour votre public…Informez vos futurs clients sur les choses qui les concernent, mais toujours en rapport avec votre activité professionnelle. Donnez-leur de bons conseils, tâchez d’éclairer leur décision par une information claire et efficace sur vos services, en devançant leurs questionnements, par exemple.
Soyez empathique, mais évitez absolument de paraitre docte. Vous n’êtes pas une page web gouvernementale ! Ne soyez donc pas trop théorique, mais au contraire restez focus sur les aspects concrets. Pas la peine d’être trop précis, sous peine d’être parfois mal compris. Pour le reste ? Vos futurs clients vous contacteront pour s’en remettre à vous, …tout naturellement !
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